
Place Paul Verlaine, Google Maps

Paul Verlaine vers 1890-1896, par Domac
Verlaine communard
Place Paul Verlaine, devant l’entrée du petit square Henri Rousselle et face à la rue Jean-Marie Jego.
Une évocation de Paul Verlaine
Le choix de ce lieu peut surprendre, mais il serait injuste d’oublier que Verlaine soutint activement la Commune, dont il fut un animateur du bureau de presse.
Il était l’ami de communards importants comme Raoul Rigault, procureur général, Andrieu et Charles Delescluze de la commission exécutive, Léo Meillet à la commission de Justice. Louise Michel était présente à son mariage en août 1870.
En 1872, exilé à Londres, il complète son poème « Les Vaincus « par de nouvelles strophes faisant part de son expérience personnelle. En 1886 il écrit “Ballade en l’honneur de Louise Michel”.
DU COMBAT :
Allons, debout ! allons, allons ! debout, debout !
Assez comme cela de hontes et de trêves !
Au combat, au combat ! Car notre sang qui bout
A besoin de fumer sur la pointe des glaives !
DE LA DEFAITE :
Les vaincus se sont dit dans la nuit de leurs geôles :
Ils nous ont enchaînés, mais nous vivons encore.
Tandis que les carcans font ployer nos épaules,
Dans nos veines le sang circule, bon trésor.
DE L’ESPOIR D’UNE REVANCHE
Vous mourrez de nos mains, sachez-le, si la chance
Est pour nous. Vous mourrez, suppliants, de nos mains.
La justice le veut d’abord, puis la vengeance,
Puis le besoin pressant d’opportuns lendemains.
DE L’ESPOIR D’UNE NOUVELLE ET ULTIME REVOLUTION
Et de nouveau bataille ! Et victoire peut-être,
Mais bataille terrible et triomphe inclément,
Et comme cette fois le Droit sera le maître,
Cette fois-là sera la dernière, vraiment !

