
Ernest Eugène Appert, Massacre des dominicains d'Arcueil, route d'Italie no. 38, le 25 mai 1871, à 4 heures et demie (cropped), Metropolitan Museum
L’affaire des dominicains d’Arcueil
Au 38 avenue d'Italie
L’affaire des Dominicains d’Arceuil.
Elle doit être comprise dans le contexte et l'atmosphère de la fin de la Commune, elle se déroule lors de la bataille de la Butte-aux-Cailles. Présentés comme des « martyrs assassinés par les communards » les 13 dominicains ont été parmi les victimes de l'assaut final des Versaillais.
Les Dominicains tenaient l’école Albert le Grand près du fort de Bicêtre. Leur école servait d'ambulance dans un lieu de forte résistance, face à l'approche des versaillais.
Les versaillais purent investir les forts du moulin de Saquet (Vitry) et celui du moulin à Moutard (Arcueil), car des traitres avaient donné les mots de passe. Presque tous les gardes nationaux du 120è bataillon furent exécutés sur place, On parle de trahison et Léo Meillet commande une enquête au général Wroblewski. On accuse les Dominicains de faire des signaux aux Versaillais.
Appréhendés par la Garde Nationale, ils pénètrent dans Paris par la porte d'Ivry, puis Serizier, le colonel de la 13e légion pendant la Commune, les fait enfermer à la prison du 9e secteur 38 avenue d'Italie puis quitte les lieux pour organiser la défense de la place Jeanne d'Arc. Mais les gardes les font sortir pour « aller aux barricades » : les dominicains acceptent « pour ramasser les blessés », mais sont pris dans les fusillades de l'avenue d'Italie où les versaillais s'avancent.
Pour certains ils furent exécutés par les gardes nationaux, pour d'autres ils furent pris entre deux feux, parmi tous les morts de l'avenue d'Italie. La fameuse photo de leur exécution est en fait un photomontage réalisé après la Commune pour prouver qu'ils furent assassinés par les communards.

