Le site des derniers combats - Tombeau de Charles Nodier

Accès : pour rejoindre cette étape, site des derniers combats, revenez sur le Chemin du Bastion et empruntez-le à votre droite. Suivez le chemin, traversez le carrefour suivant et continuez tout droit sur le Chemin Casimir Delavigne. Après une trentaine de mètres, sur votre droite, vous verrez la tombe de Charles Nodier, site des derniers combats. (Div. 49)

Situé au cœur du Paris populaire où les communards sont solidement implantés, le cimetière du Père-Lachaise est un camp retranché improvisé par les fédérés pendant que la Commune agonise sur ses dernières barricades.

Deux cents fédérés armés d’une dizaine de canons se réfugient dans la nécropole assiégée par les troupes versaillaises qui, depuis la butte Montmartre, bombardent cette position de repli des communards, avant de donner l’assaut.

Les Versaillais investissent le Père Lachaise le 27 mai à 16h.

Les fédérés les repoussent (impacts de balles sur la tombe de Nodier). Faute de munitions, des combats à l’arme blanche ont lieu au milieu des sépultures...

"— Vous avez vu le cimetière après la bataille ?

— Oui, dès le lendemain… le dimanche. J’avais hâte de voir les dégâts… J’ai construit tant de tombes ici… Un peu partout, les tombeaux étaient écornés par la fusillade, et, surtout, par les obus de Montmartre… Là où on s’était battu, presque corps à corps, le terrain était ravagé, les arbres brisés, les monuments renversés… Des morts, fédérés et soldats, partout… jusque dans les tombeaux. On ne les avait pas encore relevés… La lutte avait été, cela se voyait, particulièrement vive autour de la pyramide Beaujour et dans les divisions voisines, autour des tombes de Charles Nodier et de Balzac entre autres… Au terre-plein des pièces, les grands caveaux qui le bordent étaient presque tous défoncés, les statues à demi brisées… Toute une dévastation… Le sol jonché de couronnes, de grilles arrachées… Les pièces de canon étaient encore là, quelques-unes renversées…" Extrait d'une interview   d'un témoin des massacres,  publiée dans la presse en 1920, et  réalisée par Maxime Vuillaume.

Delescluze, Charles Miot, Jules
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